New Cock Robin Album (I don't want to save the world) available on itunes Nouvel album cock robin (Anna LaCazio et Peter Kingsbery) : I don't want to save the world. 1er extrait : fair enough - Concert 2006 : Café de la danse, Châlons en Champagne, Hannut Festival notamment. Cock Robin est : Anna Lacazio, Peter Kingsbery et Clive Wright.
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The Cock Robin Forum Forum Index -> Cock Robin -> Une interview avec Lise Anderson
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Galahad

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PostPosted: Sun Jul 27, 2008 8:38 pm    Post subject: Une interview avec Lise Anderson Reply with quote

Lise Anderson a fait partie du line-up de Cock Robin en tant que musicienne additionnelle sur la tournée 1990.

On peut notamment la voir aux claviers, à l'accordéon et sur certains choeurs dans la vidéo « Live au Grand Rex ». Elle a eu la gentillesse de nous accorder une intéressante interview dans laquelle elle revient sur cette époque (notamment le fameux concert du Rex) et nous parle également de sa vie.





Cock Robin Forum : Cock Robin est célèbre en Europe (particulièrement en France), mais ils avouent eux-mêmes n'avoir jamais vraiment réussi à s'imposer dans leur propre pays. Quand les avez-vous découverts et les écoutiez-vous avant de jouer pour eux ?

Lise Anderson : J'étais une fan de leur premier album. En fait je les ai vus en concert durant leur 1ère tournée, quelque part près de Hollywood. Je les trouvais vraiment géniaux. Et puis ils ont peu à peu disparu de la scène US. De nos jours quand je raconte aux gens autour de moi que j'étais dans un groupe appelé «Cock Robin», le nom ne leur dit pas grand chose.

CRF : Etait-ce un but pour vous ou peut-être un rêve de faire partie d'un groupe de musique Pop ?

Lise : Absolument. Avant de rejoindre Cock Robin j'ai joué dans différents groupes, j'ai eu une carrière solo, et beaucoup travaillé en studio.

CRF : Revenons sur un moment éminent de votre carrière, quand et comment avez-vous rejoint Cock Robin ?

Lise : C'est Anna qui est venue me voir à l'une de mes prestations en solo, elle a trouvé que ma manière de jouer du clavier ressemblait un peu à celle de Peter. Elle m'a obtenue une audition.

CRF : Dans quelle mesure cet événement a changé votre vie (musicalement et humainement) ?

Lise : C'était comme une déflagration !!!!! Donc un énorme plaisir! Qui n'a jamais rêvé un jour de devenir une rock star ?

CRF : Quelles étaient vos relations avec Peter Kingsbery et Anna LaCazio, étaient-ils des amis ou étiez-vous simplement dans un rapport professionnel ?

Lise : C'était un peu des deux.

CRF : Vous rappelez-vous du nombre de concerts joués avec eux durant cette tournée ? Quel souvenir gardez-vous de la France ?

Lise : Hmmmm ... Il me semble que la tournée s'est étalée sur un bon mois, et après la première semaine de répétitions à Nice, nous avons joué presque tous les soirs. J'ai adoré la France. La nourriture était fabuleuse. Que de souvenirs .... on faisait des repas qui duraient tout l'après-midi quelque part au milieu de la campagne ... lorsque nous sommes arrivés à Nice au début nous avions voyagé presque 24 heures, et je n'avais qu'une seule idée en tête, m'asseoir au bord de la plage. "Comme c'est pratique !", me disais-je, "Il y a des chaises sur la plage". Et puis lorsque des ados venaient à ma rencontre (comme ils l'ont fait à maintes reprises) je leur disais, en très mauvais français, que je "ne voulais pas de nouveaux amis ». Bon gré mal gré ils me laissaient tranquille, en allant ricaner un peu plus loin. Plus tard, j'ai compris qu'ils auraient voulu de l'argent en échange de l'utilisation des transats. Ah, okey autant pour moi ..!

Oh, et l'anecdote du mini-bar ... Nous logions dans un très bel hôtel. Il y avait un réfrigérateur dans ma chambre, dans lequel on trouvait plein de bonnes choses ! Je pensais que tout était offert. Une semaine plus tard je suis tombé de haut en découvrant la note. Encore une fois, autant pour moi ..! Il faut s'imaginer que je n'étais qu'une humble musicienne n'ayant jamais eu l'opportunité de telles fantaisies. Hmm ... et puis j'ai appris à ne jamais embrasser un fan parce qu'ils vous suivront jusqu'à la fin de la tournée... J'ai aussi appris à ne pas faire couler un bain en même temps que de goûter à la drogue pour la 1ère fois (la chambre fut inondée)....

A Paris, juste avant d'entrer sur la scène du Grand Rex j'ai appelé mon petit ami depuis les coulisses, tremblante d'excitation, lui racontant que j'étais sur le point de jouer à Paris !

Et puis après le show j'ai dîné avec un adorable français, j'ai goûté pour la 1ère fois au foie gras (j'étais végétarienne à l'époque, mais comment résister au foie gras?) -- ce fut un moment merveilleux. Et je pourrais continuer comme cela ... en même temps c'était assez stressant (les claviers étaient vraiment un instrument central du groupe et la tâche n'était pas de tout repos), mais tellement magique en même temps. En somme des conditions idéales pour visiter l'Europe pour la toute 1ère fois -- en rock star!

CRF : Vous avez été immortalisée dans la vidéo du "Live au Grand Rex" enregistrée à Paris. Quel souvenir gardez-vous de ce concert ? Par ailleurs il semble que vous n'êtes pas douée seulement aux claviers ? : ) [Lise joue de l'accordéon sur « The biggest fool of all »]

Lise : En voilà un gentil commentaire : ) Oui, je joue un peu d'accordéon .... : ) Comme je l'ai dit précédemment, jouer à Paris était un apogée pour moi. Je me souviens du caméraman constamment braqué sur moi, ce qui avait tendance à me rendre un peu nerveuse. Je souffre d'une sorte de syndrome « Gil de la Tourette », ce qui signifie, dans mon cas, que je cligne des yeux et que mon nez bouge en cas de stress. Regarder cette vidéo est toujours un peu difficile pour moi, quand je vois comme je suis tendue. Jouer "The biggest fool of all" à l'accordéon à la fin était un moment incroyable. Cette chanson est une de mes favorites, je l'ai d'ailleurs jouée moi-même en solo. Vous voulez une anecdote ? : ) Lorsque nous sommes tous rentrés en coulisses laissant Peter seul sur scène jouer « Just around the Corner », Kevin (le batteur) surgit soudainement de nulle part, m'a attrapé et m'a embrassé.. je précise qu'il ne s'est rien passé ensuite .. Wow! Je pense que nous étions simplement tous très euphoriques. Comme je l'ai évoqué auparavant, après le concert un adorable français m'a invitée pour un dîner romantique. Comment résister à cela ?..

CRF : Anna LaCazio décida malheureusement de quitter le groupe, vous attendiez-vous à cela ?

Lise : Le ciel m'est tombé sur la tête quand j'ai appris cette nouvelle. Nous étions en train de planifier notre tournée de rentrée. Personne n'a vu cela arriver.

CRF : Comment avez-vous géré cette déception et pour quelle raison selon vous Anna a-t-elle dit stop ?

Lise : Je ne connais pas les raisons d'Anna. En tous cas ce fut une incroyable déception pour nous tous. J'ai décidé d'aller de l'avant et de continuer à faire des choses.

CRF : Avez-vous gardé des contacts avec Peter et Anna par la suite ou suivi leur « carrière » solo ?

Lise : Peter a tout simplement disparu. Quant à Anna je suis restée amie avec elle jusqu'à ce que je quitte le monde de la musique. Je me suis mariée, et me suis éloignée de Los Angeles. en 1992. Je suis allée rendre visite à Anna à Joshua Tree et je trouve que l'album qu'elle a enregistré est vraiment remarquable. Je ne sais pas pourquoi il n'est jamais sorti. Nous échangeons des e-mails de temps en temps.

CRF : Peter a réussi à convaincre Anna de réformer le groupe en 2006 (avec Clive Wright, Pat Mastelotto et Damian Lester), avez-vous écouté « I don't want to save the world », il semble qu'il est difficile de le trouver aux USA ?

Lise : Effectivement je ne l'ai pas trouvé, pas même sur le web ! [note : l'interview remonte à plusieurs mois]

CRF : La musique a représenté beaucoup pour vous très tôt ? Comment est-elle entrée dans votre vie ?

Lise : J'ai suivi une formation classique à partir de 7 ans, commencé à tourner en Californie à partir de 9 ans, ensuite j'ai effectué une scolarité complète piano/voix. Mais déjà à ce moment là je savais que je voulais faire de la music pop. J'étais passionnée par le punk et la scène new wave apparus fin des années 70, début 80. J'ai quitté l'école pour rejoindre un groupe qui enregistrait sur un petit label. Nous avions une petite notoriété locale, on passait sur quelques radios. Un jour notre manager nous a apporté une démo d'un autre groupe dont il s'occupait également. Nous l'avons enregistrée, et par la suite je l'ai moi-même enregistrée. Des années plus tard, assise dans le bus de la tournée, je me suis rendue compte que cette démo était.. de Cock Robin !! N'est-ce pas incroyable ? Après l'aventure Cock Robin j'ai continué à jouer avec mon propre groupe. La musique constitue toujours une de mes raisons de vivre, en ce moment j'écoute beaucoup le dernier Radiohead, la B.O. de Sweeney Todd (eh oui, Johnny Depp peut chanter !) et aussi bien sûr, Sufjan Stevens. Son album « Ilinoise » est énorme. Je vous invite à le découvrir.

CRF : Vous étiez aux claviers avec Cock Robin, le piano est-il votre instrument de prédilection ? Vous êtes-vous essayé au chant ?

Lise : J'ai chanté du classique pendant quelques années au sein d'un motet, une obscure musique religieuse écrite dans l'ouest de l'Ohio au début des années 1800, avant l'avènement de la musique européenne. C'est une musique très intéressante, proche du chant grégorien, avec des titres « gothiques » tels que "Clasp Me To Thy Bosom, Oh Faithful Tomb". Sinon, je joue beaucoup de Chopin sur mon piano et ai tendance à chanter comme une maniaque dans ma voiture.

CRF : Avez-vous un modèle dans le monde musical, classique ou contemporaine ?

Lise : Je pense que mon héros ultime est Tom Waits. J'aime tout ce que lui (et son épouse) on fait. Son dernier album est fabuleux.

CRF : Quand avez-vous décidé que la musique serait votre travail, ou peut-être plus, votre vie ?

Lise : À l'école secondaire. Je composais déjà mes propres morceaux.

CRF : Plus que jamais il est difficile de se frayer une place dans le monde de la musique de nos jours ?

Lise : Eh bien, oui et non. L'industrie de la musique se confond avec le schéma des grandes entreprises, des stars produites à la chaîne. Cependant avec l'arrivée de l'Internet et des sites comme MySpace, vous avez l'opportunité de faire connaître votre propre musique.

CRF : Comment pratiquiez-vous la musique avant l'aventure « Cock Robin » ? Et après, quels furent ou sont vos projets ?

Lise : Juste avant Cock Robin j'étais joaillère. J'ai commencé à faire des bijoux pour la scène. Par la suite, le Musée d'art contemporain de Los Angeles a voulu les vendre. Ce fut le début d'une longue carrière. Et c'est d'ailleurs toujours mon activité principale -- www.liseanderson.etsy.com

CRF : Quel type musique/groupes aimez-vous? Quel est le dernier album que vous avez acheté ?

Lise : J'aime beaucoup de musique différentes. Qu'y a t-il dans ma voiture en ce moment ? "The Sound of White" de Missy Higgins, pas mal d'anciens Roxy Music, Antony and the Johnsons, Missy Elliot, Natasha Bedingfield, et d'autres que j'ai mentionnés plus haut.

CRF : Qu'en est-il de votre vie actuelle ?

Lise : J'ai quitté l'industrie de la musique le coeur brisé. J'ai enregistré album sur album pour une major mais au bout du compte, rien n'émergea vraiment, c'était le moment de s'en aller. La musique était mon plus grand amour. J'aurais dû prendre conscience que la musique est un business à part entière. J'ai quitté Los Angeles, vendu mon studio d'enregistrement morceau par morceau sur ebay, et fait beaucoup de musique classique. Je me suis mariée, j'ai une fille qui est maintenant âgée 9. Je rêve toujours de reprendre des activités musicales un jour... peut-être une fois que ma fille aura grandi. Je me vois un peu comme une vieille dame, chantant du jazz dans un nuage de fumée, dans un vieux bar, avec une voix murie par l'âge. Un peu à la Tom Waits.

CRF : Dernière question, comment percevez-vous la France depuis les USA ?

Lise : J'adore la France. Et je ne suis pas fière d'être une américaine en ce moment. Notre président est un idiot fini, et l'ignorance est dangereuse. J'adorerais faire un peu comme Peter à l'époque, et prendre le large vers la France.
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Kilroy

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PostPosted: Mon Jul 28, 2008 2:44 pm    Post subject: Reply with quote

Merci beaucoup pour cette traduction.

Un petit morceau de l'histoire de notre groupe favori, çà fait toujours plaisir. Very Happy
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scoub73

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Joined: 27 Jul 2008
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PostPosted: Fri Aug 01, 2008 10:55 pm    Post subject: Une interview avec Lise Anderson Reply with quote

Bonsoir,

Je ne l'ai pas encore dit, impardonnable : merci Galahad.

JP
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